<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress/2.2.1" -->
<rss version="2.0" 
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
	<title>Commentaires sur : La fin des espèces et des civilisations</title>
	<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/</link>
	<description>Chaque lundi, un billet politique à commenter toute la semaine</description>
	<pubDate>Fri, 18 May 2012 20:34:24 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.2.1</generator>

	<item>
		<title>Par OL</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5468</link>
		<author>OL</author>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 16:17:53 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5468</guid>
		<description>N'importe quoi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>N&#8217;importe quoi.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par timiota</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5297</link>
		<author>timiota</author>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 17:42:28 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5297</guid>
		<description>Dans tous les scénarios, une "biodiversité" des savoir-faire des ensemble humains restant  est souhaitable. 
Pour cela, une certaine forme de reconnaissance de ces savoir-faire actuellement serait favorable et pourrait diminuer aussi la "douleur de l'enfantement".
Qu'il s'agisse de douleur économique (endettement généralisé, comme avant Solon entre cité grecques) ou de "douleurs environnementales", les deux se combinant dans les figures qu'a tenté de caractériser Stiegler (Mécréance et Discrédit) en se plaçant davantage sur le plan de "l'esprit".
Car nous vieillissons en nous "prolétarisant", c'est à dire en perdant nos savoir-faire (celui du "management" à France Telecom par exemple, cela touche bien les cadres et va au-delà de la paupérisation du bas de l'échelle sociale). Tant qu'à stationner un peu en accouchant d'une nouvelle donne, autant le faire en "bricolant" avec plaisir, qui pour une moindre dépense énergétique, qui pour une "simple" meilleure compréhension du monde, comme vous (ou comme Jorion).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dans tous les scénarios, une &#8220;biodiversité&#8221; des savoir-faire des ensemble humains restant  est souhaitable.<br />
Pour cela, une certaine forme de reconnaissance de ces savoir-faire actuellement serait favorable et pourrait diminuer aussi la &#8220;douleur de l&#8217;enfantement&#8221;.<br />
Qu&#8217;il s&#8217;agisse de douleur économique (endettement généralisé, comme avant Solon entre cité grecques) ou de &#8220;douleurs environnementales&#8221;, les deux se combinant dans les figures qu&#8217;a tenté de caractériser Stiegler (Mécréance et Discrédit) en se plaçant davantage sur le plan de &#8220;l&#8217;esprit&#8221;.<br />
Car nous vieillissons en nous &#8220;prolétarisant&#8221;, c&#8217;est à dire en perdant nos savoir-faire (celui du &#8220;management&#8221; à France Telecom par exemple, cela touche bien les cadres et va au-delà de la paupérisation du bas de l&#8217;échelle sociale). Tant qu&#8217;à stationner un peu en accouchant d&#8217;une nouvelle donne, autant le faire en &#8220;bricolant&#8221; avec plaisir, qui pour une moindre dépense énergétique, qui pour une &#8220;simple&#8221; meilleure compréhension du monde, comme vous (ou comme Jorion).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par RANJARD</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5291</link>
		<author>RANJARD</author>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 07:57:37 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5291</guid>
		<description>Devant la terrible certitude de sa mort, l’Homme a inventé l’au-delà : la mort n’est rien, la mort est un passage. Vers une autre vie. Meilleure évidemment. 
Devant les choses terrifiantes que nous allons faire et subir dans les toutes prochaines décennies, certains inventent l’essaimage : peu importe ce qui se passera sur la planète terre, “nous“ survivrons au delà. 
La foi religieuse peut aider vraiment un homme à ne pas craindre la mort. La croyance en l’essaimage n’est qu’une fuite méprisable. Méprisable parce que, dans la situation où nous sommes, une saine terreur de ce que nous préparons pourrait aider à faire moins mal.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Devant la terrible certitude de sa mort, l’Homme a inventé l’au-delà : la mort n’est rien, la mort est un passage. Vers une autre vie. Meilleure évidemment.<br />
Devant les choses terrifiantes que nous allons faire et subir dans les toutes prochaines décennies, certains inventent l’essaimage : peu importe ce qui se passera sur la planète terre, “nous“ survivrons au delà.<br />
La foi religieuse peut aider vraiment un homme à ne pas craindre la mort. La croyance en l’essaimage n’est qu’une fuite méprisable. Méprisable parce que, dans la situation où nous sommes, une saine terreur de ce que nous préparons pourrait aider à faire moins mal.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par Francois Roddier</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5263</link>
		<author>Francois Roddier</author>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 20:44:43 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5263</guid>
		<description>Réponse à Diredor: La vitesse d'évolution des gènes est fondamentallement limitée par les taux de mutations. C'est pourquoi de génétique l'évolution est devenue culturelle. Voici quelques références:
L. Cavalli Sforza, Évolution biologique, évolution culturelle, Odile Jacob, 2004.
J. Richerson and Robert Boyd, Not by genes alone, U. Chicago Press, 2005.

Réponse à Bérénice: L'accroissement actuel des inégalités sociales est le résultat d'une évolution débridée qui mène au chaos. Dans une économie à évolution contrôlée, les inégalités sociales sont par définition maîtrisées. La prise de conscience mondiale implique que ce contrôle est souhaité par tous et non le fait d'une dictature par des "zélites autoproclamées".

Réponse à Timiota: La biologie offre de nombreux exemples de structures stables qui, ayant atteint un état stationnaire, n'évoluent plus. Cela ne les rend pas pour autant immortelles. Parvenu à l'âge adulte, l'Homme n'évolue plus ou très lentement. Il vieillit et —coté positif que vous évoquez— mûrit intellectuellement. La  société actuelle subit les douleurs de l'enfantement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à Diredor: La vitesse d&#8217;évolution des gènes est fondamentallement limitée par les taux de mutations. C&#8217;est pourquoi de génétique l&#8217;évolution est devenue culturelle. Voici quelques références:<br />
L. Cavalli Sforza, Évolution biologique, évolution culturelle, Odile Jacob, 2004.<br />
J. Richerson and Robert Boyd, Not by genes alone, U. Chicago Press, 2005.</p>
<p>Réponse à Bérénice: L&#8217;accroissement actuel des inégalités sociales est le résultat d&#8217;une évolution débridée qui mène au chaos. Dans une économie à évolution contrôlée, les inégalités sociales sont par définition maîtrisées. La prise de conscience mondiale implique que ce contrôle est souhaité par tous et non le fait d&#8217;une dictature par des &#8220;zélites autoproclamées&#8221;.</p>
<p>Réponse à Timiota: La biologie offre de nombreux exemples de structures stables qui, ayant atteint un état stationnaire, n&#8217;évoluent plus. Cela ne les rend pas pour autant immortelles. Parvenu à l&#8217;âge adulte, l&#8217;Homme n&#8217;évolue plus ou très lentement. Il vieillit et —coté positif que vous évoquez— mûrit intellectuellement. La  société actuelle subit les douleurs de l&#8217;enfantement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par timiota</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5257</link>
		<author>timiota</author>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 13:17:47 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5257</guid>
		<description>Tout en étant globalement d'accord, j'évoque deux pistes (en partie inspirée par la lecture de B Stiegler).

L'une "négative", la complexité des évolutions à venir ne va-t-elle pas rendre vaine les tentatives de s'en affranchir (remède/poison, Prométhée, Epiméthée...).

L'autre "positive" peut être, c'est une certaine forme de transcendance, de dépassement, ou de sublimation, accessibles aux humains dans le soin qu'ils ont autour/avec les objets techniques, au moins dans les moments où il n'en font pas des bombes atomiques mais des logiciels libres par exemple.
(Je conseille à ce sujet le "Ce Que Sait La Main" de R. Sennett). A défaut d'un gouvernement commun utopique, des techniques faites pour que chacun ait un signal à la mesure de son environnement , cela casserait aussi la chaine de transmission de l'auto-criticalité. 
C'est un peu ce qui se bricole intellectuellement autour d'un Paul Jorion aussi, on veut se donner les moyens de désamorcer les tendances procycliques sur les outils économiques, il faudra le faire sur les outils culturels (y compris web 2.0 et plus) , mais sans forcément (ou férocement sans) un supragouvernement omniscient.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout en étant globalement d&#8217;accord, j&#8217;évoque deux pistes (en partie inspirée par la lecture de B Stiegler).</p>
<p>L&#8217;une &#8220;négative&#8221;, la complexité des évolutions à venir ne va-t-elle pas rendre vaine les tentatives de s&#8217;en affranchir (remède/poison, Prométhée, Epiméthée&#8230;).</p>
<p>L&#8217;autre &#8220;positive&#8221; peut être, c&#8217;est une certaine forme de transcendance, de dépassement, ou de sublimation, accessibles aux humains dans le soin qu&#8217;ils ont autour/avec les objets techniques, au moins dans les moments où il n&#8217;en font pas des bombes atomiques mais des logiciels libres par exemple.<br />
(Je conseille à ce sujet le &#8220;Ce Que Sait La Main&#8221; de R. Sennett). A défaut d&#8217;un gouvernement commun utopique, des techniques faites pour que chacun ait un signal à la mesure de son environnement , cela casserait aussi la chaine de transmission de l&#8217;auto-criticalité.<br />
C&#8217;est un peu ce qui se bricole intellectuellement autour d&#8217;un Paul Jorion aussi, on veut se donner les moyens de désamorcer les tendances procycliques sur les outils économiques, il faudra le faire sur les outils culturels (y compris web 2.0 et plus) , mais sans forcément (ou férocement sans) un supragouvernement omniscient.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par berenice</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5249</link>
		<author>berenice</author>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 10:14:00 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5249</guid>
		<description>Oui, mais un gouvernement mondial, dans l'état actuel des choses, voudrait dire la prééminence de quelques uns, "zélites" autoproclamées, grosses, très grosses fortunes, sur quelques millions d'individus réduits à l'esclavage !
or, çà nous n'en voulons pas, ce n'est pas l'avenir dont nous révons pour nos enfants !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, mais un gouvernement mondial, dans l&#8217;état actuel des choses, voudrait dire la prééminence de quelques uns, &#8220;zélites&#8221; autoproclamées, grosses, très grosses fortunes, sur quelques millions d&#8217;individus réduits à l&#8217;esclavage !<br />
or, çà nous n&#8217;en voulons pas, ce n&#8217;est pas l&#8217;avenir dont nous révons pour nos enfants !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par Diredor</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5245</link>
		<author>Diredor</author>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 08:05:24 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5245</guid>
		<description>cher Francois, Vous ecrivez, "L’évolution ne cessant de s’accélérer, les individus qui en font partie ont de plus en plus de mal à s’adapter", et la solution est de "courir moins vite". Pourquoi ne pas envisioner que l'espece humaine va se modifier genetiquement, et pas memement, et devenir adaptable a de nouveaux changements de plus en plus rapidement? Une modication de nos genes de generation en generation permetant une adatation totale et rapide a tout changement? Excusez le manque d'accent a mon texte, je le tape de mon iphone, avec son petit clavier....</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>cher Francois, Vous ecrivez, &#8220;L’évolution ne cessant de s’accélérer, les individus qui en font partie ont de plus en plus de mal à s’adapter&#8221;, et la solution est de &#8220;courir moins vite&#8221;. Pourquoi ne pas envisioner que l&#8217;espece humaine va se modifier genetiquement, et pas memement, et devenir adaptable a de nouveaux changements de plus en plus rapidement? Une modication de nos genes de generation en generation permetant une adatation totale et rapide a tout changement? Excusez le manque d&#8217;accent a mon texte, je le tape de mon iphone, avec son petit clavier&#8230;.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par Francois Roddier</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5243</link>
		<author>Francois Roddier</author>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 07:49:09 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5243</guid>
		<description>Les trois scénarios que vous évoquez ne s'excluent pas mutuellement. Vraisemblablement, ils se succéderont.
  La situation actuelle du monde occidental ressemble en effet à celle de l'empire romain au début de notre ère (1). A cette époque, les liaisons commerciales se faisaient par bateau. Elles ont permis à la civilisation romaine de s'étendre à tout le pourtour de la méditerranée. Se faisant aujourd'hui par avion, elles provoquent ce qu'on appelle la mondialisation.
  Dans un premier temps, on doit s'attendre à une régression, que l'on peut qualifier de nouveau Moyen Âge. On l'observe déjà sur le plan social. Pour s'en sortir, des groupes d'individus partageant les mêmes idées vont en effet s'unir et vivre en semi-autarcie.
  La paléontologie nous apprend qu'à des effondrements d'espèces succède une très grande biodiversité. On peut de même s'attendre à voir apparaître une grande diversité de cultures, parfois sous forme de sectes religieuses, dont la plupart seront éphémères.
  Les écologistes R. MacArthur et E. O. Wilson ont remarqué que la sélection naturelle pouvait prendre deux formes opposées appelées r et K. Lorsque l'environnement est stable la sélection naturelle favorise les gros organismes évoluant lentement (par exemple: les arbres). C'est la sélection K. Lorsque l'environnement change, elle favorise les petits organismes évoluant rapidement (la savane remplace les arbres). C'est la sélection r.
  Il en est de même des sociétés humaines. L'effondrement de l'empire romain, des empires coloniaux, de l'URSS ou de nos sociétés actuelles peuvent être considérés comme des passages de la sélection K à la sélection r. Il en est de même aussi des entreprises. Les grosses entreprises sous-traitent de plus en plus aux petites entreprises plus adaptables.
  La biologiste Lynn Margulis (2) a montré que l'apparition d'espèces nouvelles se fait au contraire par acquisition de génomes, c'est-à-dire par symbiose. Il en est de même des sociétés humaines ou des entreprises. Notre pays a évolué à partir d'une symbiose entre la culture romaine et la culture celte. Il a évolué par acquisitions successives de fragments de cultures venant de l'étranger, notamment du nord. 
  En ce qui concerne la prise de conscience mondiale, nous sommes en effet très loin du compte. La société future se construira progressivement par symbiose de cultures résultant de l'effondrement de notre société. Le contrôle de la croissance par un gouvernement mondial pourrait conduire à une économie stationnaire telle que la décrivait John Stuart Mill (3). L'espèce humaine serait ainsi préservée. La tentation d'une reprise de la croissance pourrait cependant rester forte. Une telle reprise pourrait avoir lieu grâce à l'énergie issue de la fusion nucléaire (projet ITER).  Le risque de disparition de l'espèce humaine deviendrait alors élevé.
  Je ne pense pas que l'Homme colonisera jamais les planètes du système solaire autrement que par des robots. Mais, si l'espèce humaine arrive à subsister suffisamment longtemps, alors une civilisation galactique pourrait prendre naissance par échange d'informations avec d'autres civilisations de la Galaxie.
(1) Voir Alternatives Économiques No. 293, p. 54, juillet-août 2010.
(2) Lynn Margulis, Dorion Sagan, Acquiring Genomes, Basic Books, Perseus, 2002.
(3) John Stuart Mill, Principles of Political Economy, Book IV, chapterVI, 1848.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les trois scénarios que vous évoquez ne s&#8217;excluent pas mutuellement. Vraisemblablement, ils se succéderont.<br />
  La situation actuelle du monde occidental ressemble en effet à celle de l&#8217;empire romain au début de notre ère (1). A cette époque, les liaisons commerciales se faisaient par bateau. Elles ont permis à la civilisation romaine de s&#8217;étendre à tout le pourtour de la méditerranée. Se faisant aujourd&#8217;hui par avion, elles provoquent ce qu&#8217;on appelle la mondialisation.<br />
  Dans un premier temps, on doit s&#8217;attendre à une régression, que l&#8217;on peut qualifier de nouveau Moyen Âge. On l&#8217;observe déjà sur le plan social. Pour s&#8217;en sortir, des groupes d&#8217;individus partageant les mêmes idées vont en effet s&#8217;unir et vivre en semi-autarcie.<br />
  La paléontologie nous apprend qu&#8217;à des effondrements d&#8217;espèces succède une très grande biodiversité. On peut de même s&#8217;attendre à voir apparaître une grande diversité de cultures, parfois sous forme de sectes religieuses, dont la plupart seront éphémères.<br />
  Les écologistes R. MacArthur et E. O. Wilson ont remarqué que la sélection naturelle pouvait prendre deux formes opposées appelées r et K. Lorsque l&#8217;environnement est stable la sélection naturelle favorise les gros organismes évoluant lentement (par exemple: les arbres). C&#8217;est la sélection K. Lorsque l&#8217;environnement change, elle favorise les petits organismes évoluant rapidement (la savane remplace les arbres). C&#8217;est la sélection r.<br />
  Il en est de même des sociétés humaines. L&#8217;effondrement de l&#8217;empire romain, des empires coloniaux, de l&#8217;URSS ou de nos sociétés actuelles peuvent être considérés comme des passages de la sélection K à la sélection r. Il en est de même aussi des entreprises. Les grosses entreprises sous-traitent de plus en plus aux petites entreprises plus adaptables.<br />
  La biologiste Lynn Margulis (2) a montré que l&#8217;apparition d&#8217;espèces nouvelles se fait au contraire par acquisition de génomes, c&#8217;est-à-dire par symbiose. Il en est de même des sociétés humaines ou des entreprises. Notre pays a évolué à partir d&#8217;une symbiose entre la culture romaine et la culture celte. Il a évolué par acquisitions successives de fragments de cultures venant de l&#8217;étranger, notamment du nord.<br />
  En ce qui concerne la prise de conscience mondiale, nous sommes en effet très loin du compte. La société future se construira progressivement par symbiose de cultures résultant de l&#8217;effondrement de notre société. Le contrôle de la croissance par un gouvernement mondial pourrait conduire à une économie stationnaire telle que la décrivait John Stuart Mill (3). L&#8217;espèce humaine serait ainsi préservée. La tentation d&#8217;une reprise de la croissance pourrait cependant rester forte. Une telle reprise pourrait avoir lieu grâce à l&#8217;énergie issue de la fusion nucléaire (projet ITER).  Le risque de disparition de l&#8217;espèce humaine deviendrait alors élevé.<br />
  Je ne pense pas que l&#8217;Homme colonisera jamais les planètes du système solaire autrement que par des robots. Mais, si l&#8217;espèce humaine arrive à subsister suffisamment longtemps, alors une civilisation galactique pourrait prendre naissance par échange d&#8217;informations avec d&#8217;autres civilisations de la Galaxie.<br />
(1) Voir Alternatives Économiques No. 293, p. 54, juillet-août 2010.<br />
(2) Lynn Margulis, Dorion Sagan, Acquiring Genomes, Basic Books, Perseus, 2002.<br />
(3) John Stuart Mill, Principles of Political Economy, Book IV, chapterVI, 1848.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par admin</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5198</link>
		<author>admin</author>
		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 16:45:03 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2010/07/11/la-fin-des-especes-et-des-civilisations/#comment-5198</guid>
		<description>Avant tout merci pour cette série d’articles qui, en partant d’une approche totalement différente de celle que nous utilisons habituellement (la thermodynamique en lieu et place du politique et de l’économie), arrive à des conclusions quasiment analogues aux nôtres. Vous parlez d’une « extinction massive d’espèces culturelles, entraînée par la chute de ce qu’on appelle les civilisations avancées ». De notre côté, dans plusieurs billets, nous avons évoqué les « démocraties en déclin », les symptômes d’une « chute de Rome » ou d’un « Moyen-Âge qui s’annonce » dans nos mœurs politiques ou notre évolution économique (voir notamment Le dauphin Jean http://lalettredulundi.fr/2009/10/page/3/).

Reste une interrogation majeure, celle des scénarios possibles pour le futur. Schématiquement, on pourrait en distinguer trois.

Le premier, que vous évoquez, c’est celui d’une disparition des civilisations avancées : corruption et incapacité des politiques, accroissement des inégalités, de la violence, tous phénomènes qui précèdent un effondrement, par pans entiers, de ce qui semblait acquis pour l’éternité quelques décennies auparavant : l’accès à la santé, à l’éducation, etc. C’est le retour à la loi de la jungle, dans un monde à la Mad Max, où ceux qui « s’en tirent le mieux » (ou le moins mal !) vivent en semi-autarcie dans des structures de taille moyenne, des latifundia du XXIe siècle : en résumé, un Moyen Âge du troisième millénaire.

Le deuxième, que vous évoquez également, c’est celui d’une prise de conscience mondiale pour contrôler et ralentir la croissance. Bien qu’on en observe certains signes avant-coureurs, nous sommes encore « très loin du compte » et nous ne prenons pas vraiment cette voie-là : la Chine fait tout pour devenir un leader mondial (voir 2010 : le temps des perspectives http://lalettredulundi.fr/2010/01/page/5/) en dissipant un maximum d’énergie… perspective a priori peu encourageante.

Un troisième scénario, sur lequel je souhaiterais connaître votre opinion, serait celui d’une « sortie du cadre », c’est-à-dire de la planète sur laquelle nous vivons : investissements massifs dans la conquête spatiale, exploitation de l’hélium 3 lunaire, robotisation accélérée… bref tous les ingrédients d’une nouvelle accélération de la « reine rouge », mais cette fois à l’échelle du système solaire.

Lundi</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Avant tout merci pour cette série d’articles qui, en partant d’une approche totalement différente de celle que nous utilisons habituellement (la thermodynamique en lieu et place du politique et de l’économie), arrive à des conclusions quasiment analogues aux nôtres. Vous parlez d’une « extinction massive d’espèces culturelles, entraînée par la chute de ce qu’on appelle les civilisations avancées ». De notre côté, dans plusieurs billets, nous avons évoqué les « démocraties en déclin », les symptômes d’une « chute de Rome » ou d’un « Moyen-Âge qui s’annonce » dans nos mœurs politiques ou notre évolution économique (voir notamment Le dauphin Jean <a href="http://lalettredulundi.fr/2009/10/page/3/" rel="nofollow">http://lalettredulundi.fr/2009/10/page/3/</a>).</p>
<p>Reste une interrogation majeure, celle des scénarios possibles pour le futur. Schématiquement, on pourrait en distinguer trois.</p>
<p>Le premier, que vous évoquez, c’est celui d’une disparition des civilisations avancées : corruption et incapacité des politiques, accroissement des inégalités, de la violence, tous phénomènes qui précèdent un effondrement, par pans entiers, de ce qui semblait acquis pour l’éternité quelques décennies auparavant : l’accès à la santé, à l’éducation, etc. C’est le retour à la loi de la jungle, dans un monde à la Mad Max, où ceux qui « s’en tirent le mieux » (ou le moins mal !) vivent en semi-autarcie dans des structures de taille moyenne, des latifundia du XXIe siècle : en résumé, un Moyen Âge du troisième millénaire.</p>
<p>Le deuxième, que vous évoquez également, c’est celui d’une prise de conscience mondiale pour contrôler et ralentir la croissance. Bien qu’on en observe certains signes avant-coureurs, nous sommes encore « très loin du compte » et nous ne prenons pas vraiment cette voie-là : la Chine fait tout pour devenir un leader mondial (voir 2010 : le temps des perspectives <a href="http://lalettredulundi.fr/2010/01/page/5/" rel="nofollow">http://lalettredulundi.fr/2010/01/page/5/</a>) en dissipant un maximum d’énergie… perspective a priori peu encourageante.</p>
<p>Un troisième scénario, sur lequel je souhaiterais connaître votre opinion, serait celui d’une « sortie du cadre », c’est-à-dire de la planète sur laquelle nous vivons : investissements massifs dans la conquête spatiale, exploitation de l’hélium 3 lunaire, robotisation accélérée… bref tous les ingrédients d’une nouvelle accélération de la « reine rouge », mais cette fois à l’échelle du système solaire.</p>
<p>Lundi</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

