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	<title>Commentaires sur : La faillite programmée du système éducatif</title>
	<link>http://lalettredulundi.fr/2009/09/06/la-faillite-programmee-du-systeme-educatif/</link>
	<description>Chaque lundi, un billet politique à commenter toute la semaine</description>
	<pubDate>Fri, 18 May 2012 19:50:40 +0000</pubDate>
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		<title>Par Virgulovitch</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2009/09/06/la-faillite-programmee-du-systeme-educatif/#comment-3295</link>
		<author>Virgulovitch</author>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 11:18:55 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2009/09/06/la-faillite-programmee-du-systeme-educatif/#comment-3295</guid>
		<description>Enseignante du secondaire, puis du supérieur, en retraite depuis 7 ans, je ne suis absolument pas d'accord avec les "solutions" proposées :

1) La réforme, à mon avis, doit reposer sur une modèle commun pour l'ensemble du pays, même si la mise en oeuvre s'effectue par région

Je ne crois pas du tout aux "innovations dissidentes".

2) Préférer au système des cours magistraux (qu'entend-on par là ?) une méthode "non-présentielle" et plus "ludique" me laisse perplexe ! Ce serait évidemment un bon moyen d'alléger encore les effectifs, comme le souhaite l'équipe actuelle. Croyez-vous vraiment que les adolescents de banlieues difficiles seront incités à la culture par écrans d'ordinateurs et de télévision interposés ?

Rien ne peut remplacer le contact personnel avec un véritable enseignant, en personne. Le débat n'est pas nouveau : il y a quarante ans, je me trouvais dans un lycée où, à la fin de longs et passionnés débats sur la pédagogie, au sens noble du mot, un consensus s'est dégagé pour repousser l'instauration d'un système de télévision interne pour diffuser un certain nombre de cours. Nous croyions encore aux conceptions socratiques en matière d'enseignement.

Le corollaire c'est qu'il faut exiger un respect mutuel entre professeurs et élèves : pas d'ironie cruelle, ni de dénigrement de la part du professeur, mais de l'exigence et de l'attention aux efforts de l'élève, même si les résultats sont lents à venir. Le respect demande de la patience.

Et respect bien sûr de la part des élèves, du professeur, des camarades, respect pratique aussi du bon déroulement du cours.

Rien non plus ne peut remplacer l'effort personnel de l'élève, c'est l'aider à grandir que de l'exiger de lui.

3) Je ne puis admettre qu'on déclare les professeurs impossibles à contrôler. Un chef d'établissement est en mesure, en regardant le "cahier de textes" officiel du professeur, d'apprécier la progression du cours et le sérieux du travail. Et puis à quoi servent les inspecteurs s'ils ne sont pas capables d'évaluer et de conseiller les professeurs. Encore faut-il qu'ils aient eux-mêmes fait l'objet d'une sélection sévère. J'ai tiré grand parti, jeune professeur, des remarques d'inspecteurs généraux qui avaient été des enseignants remarquables.

Pardon pour la sévérité de cette analyse, mais j'ai pu dans ma carrière constater l'efficacité de ces principes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Enseignante du secondaire, puis du supérieur, en retraite depuis 7 ans, je ne suis absolument pas d&#8217;accord avec les &#8220;solutions&#8221; proposées :</p>
<p>1) La réforme, à mon avis, doit reposer sur une modèle commun pour l&#8217;ensemble du pays, même si la mise en oeuvre s&#8217;effectue par région</p>
<p>Je ne crois pas du tout aux &#8220;innovations dissidentes&#8221;.</p>
<p>2) Préférer au système des cours magistraux (qu&#8217;entend-on par là ?) une méthode &#8220;non-présentielle&#8221; et plus &#8220;ludique&#8221; me laisse perplexe ! Ce serait évidemment un bon moyen d&#8217;alléger encore les effectifs, comme le souhaite l&#8217;équipe actuelle. Croyez-vous vraiment que les adolescents de banlieues difficiles seront incités à la culture par écrans d&#8217;ordinateurs et de télévision interposés ?</p>
<p>Rien ne peut remplacer le contact personnel avec un véritable enseignant, en personne. Le débat n&#8217;est pas nouveau : il y a quarante ans, je me trouvais dans un lycée où, à la fin de longs et passionnés débats sur la pédagogie, au sens noble du mot, un consensus s&#8217;est dégagé pour repousser l&#8217;instauration d&#8217;un système de télévision interne pour diffuser un certain nombre de cours. Nous croyions encore aux conceptions socratiques en matière d&#8217;enseignement.</p>
<p>Le corollaire c&#8217;est qu&#8217;il faut exiger un respect mutuel entre professeurs et élèves : pas d&#8217;ironie cruelle, ni de dénigrement de la part du professeur, mais de l&#8217;exigence et de l&#8217;attention aux efforts de l&#8217;élève, même si les résultats sont lents à venir. Le respect demande de la patience.</p>
<p>Et respect bien sûr de la part des élèves, du professeur, des camarades, respect pratique aussi du bon déroulement du cours.</p>
<p>Rien non plus ne peut remplacer l&#8217;effort personnel de l&#8217;élève, c&#8217;est l&#8217;aider à grandir que de l&#8217;exiger de lui.</p>
<p>3) Je ne puis admettre qu&#8217;on déclare les professeurs impossibles à contrôler. Un chef d&#8217;établissement est en mesure, en regardant le &#8220;cahier de textes&#8221; officiel du professeur, d&#8217;apprécier la progression du cours et le sérieux du travail. Et puis à quoi servent les inspecteurs s&#8217;ils ne sont pas capables d&#8217;évaluer et de conseiller les professeurs. Encore faut-il qu&#8217;ils aient eux-mêmes fait l&#8217;objet d&#8217;une sélection sévère. J&#8217;ai tiré grand parti, jeune professeur, des remarques d&#8217;inspecteurs généraux qui avaient été des enseignants remarquables.</p>
<p>Pardon pour la sévérité de cette analyse, mais j&#8217;ai pu dans ma carrière constater l&#8217;efficacité de ces principes.</p>
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		<title>Par Lounise</title>
		<link>http://lalettredulundi.fr/2009/09/06/la-faillite-programmee-du-systeme-educatif/#comment-3289</link>
		<author>Lounise</author>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2009 21:06:44 +0000</pubDate>
		<guid>http://lalettredulundi.fr/2009/09/06/la-faillite-programmee-du-systeme-educatif/#comment-3289</guid>
		<description>Faisons confiance à Mr. Le Président, qui nous proposera des reformes qui nous rendra peut-être pas l'ascenseur social mais nous créera un escalier.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Faisons confiance à Mr. Le Président, qui nous proposera des reformes qui nous rendra peut-être pas l&#8217;ascenseur social mais nous créera un escalier.</p>
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